[DIY] Astuces et pièges à éviter pour construire son sluice

Dans Orpaillage
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Nous vous proposons de vous montrer comment bien construire son sluice soi même. Ce n’est pas un tuto à proprement dit, mais plutôt la somme des bonnes idées et des moins bonnes. Car le fouilleur est serte un magasin de vente de matériel d’orpaillage, mais nous considérons que donner des informations utiles et détachées de tout aspect marketing est un devoir que nous devons à nos lecteurs et passionnés de ce loisir.

Un sluice est un canal qui permet de récupérer l’or présents dans les graviers. Il va utiliser l’énergie de l’eau pour véhiculer et trier l’or à travers divers pièges. Ce n’est pas pour rien que la traduction (anglaise) du mot « sluice » est écluse. Si on prend un peu de recul, un sluice (ou rampe de lavage) recrée artificiellement ce qu’il se passe dans une rivière, en beaucoup plus performant et dans une version portable. Le matériau le plus utilisé aujourd’hui est l’aluminium car c’est un matériau que l’on trouve facilement, et est facile à travailler. Nous allons essentiellement parler de la rampe la plus utilisé qui est le « stream sluice » (rampe de courant) car bien sur, il existe pas mal de type de rampe mais celui-ci est le plus facile à fabrique et le plus efficace. Dans des versions mécanisés et professionnels, c’est la rampe avec riffles/tôle déployée/moquette qui est utilisée (ce n’est pas pour rien !!!). Nous allons voir que pour les plus fainéants d’entre nous, il est également possible de créer une rampe uniquement munie de tapis en caoutchouc. Chacun a ses avantages et ses inconvénients.

1/ le corps de la rampe

Le corps de la rampe se constitue de 2 parties :

  • L’entonnoir qui sert en concentrer le courant en l’entrée de la rampe ce qui accélère sa vitesse.
  • Le canal qui recevra les pièges à or.

Pour construire le corps, 2 possibilités s’offrent à vous : soit utiliser une grande plaque d’aluminium que vous plierez en U, soit partir sur un plaque d’aluminium plate, plus étroite, et coller/fixer 2 cornières en L pour faire les bords.

Pour l’entonnoir, 2 possibilité s’offre à vous. Soit vous créez un vrai entonnoir (flare), soit vous pouvez plier l’extrémité des bords latéraux du canal pour élargir le volume d’entrée d’eau.

Exemple de sluice à bord plié
Exemple de sluice à bord plié

Préférez largement la forme en flare plutôt que la forme pliée car le flare permet de concentrer plus de volume d’eau. Les industriels en orpaillage ont créé la forme pliée uniquement dans un souci d’économie et de rentabilité mais l’efficacité est quasi inexistante dans l’accélération du flux.

exemple d'un flare, un vrai concentrateur de flux efficace de la rampe Goldblitz
exemple d’un flare, un vrai concentrateur de flux efficace de la rampe Goldblitz

2/ l’intérieur de le rampe : les pièges à or

Maintenant, on va rentrer dans le vif du sujet et c’est là que tout va se jouer. C’est également la partie la plus technique. C’est essentiellement là que vous allez pouvoir créer et customiser votre rampe. Attention toute fois, car si les possibilités sont nombreuses, le risque d’erreurs sont est bien réel. Et dans cette partie, une erreur de conception, c’est de l’or de perdu !

NB : petit rappel : l’or est certainement le métal le plus dense et donc le plus impacté par la gravité. L’eau (et donc le courant) sert de moyen de transport de l’or. Dans une rampe, l’or va être piégé de façon possible. Soit par une baisse soudaine de pression, soit freiné et arrêté par le fait de son propre poids sur une surface très rugueuse sous l’effet d’une forte friction. Quand vous allez construire une rampe il va falloir garder en tête ces 2 actions.

2.1/ les rampe full tapis caoutchouc :

A l’intérieur de votre rampe, vous pouvez très bien utiliser, sur toute la longueur, un tapis en caoutchouc. C’est souvent ce type de rampe qu’un jeune orpailleur construit en premier car c’est de loin plus facile à faire. Généralement, on utilise du tapis strié.

V mat ou tapis strié en caoutchouc
V mat ou tapis strié en caoutchouc

Mais un tapis strié sur tout le long est loin d’être très efficace. Il va juste ralentir les matériaux les plus lourd voir peut être arrêté quelques paillettes par friction mais pas plus. Pour utiliser un tapis caoutchouc et qu’il soit efficace, il faut que sa surface soit très irrégulières et plus marqué que de simples tries. Il existe sur le marché (Américain) quelques tapis avec des irrégularités (riffles) moulées, spécialement conçu pour l’orpaillage comme les tapis de GOLDHOG mais ils ne sont pas donnés.

tapis GOLDHOG en action, le must en terme de tapis technique d'orpaillage
tapis GOLDHOG en action, le must en terme de tapis technique d’orpaillage

Mais si vous vous êtes mis à l’orpaillage, le système « D » est normalement votre seconde nature car le prix du moindre matériel spécifique de l’orpailleur chiffre vite cher. Il donc assez facile de créer des irrégularités plus prononcées. Le but est de plus marquer ses irrégularités et des obstacles à la surface du tapis pour créer des tumultes et des trous qui vont piéger l’or. Une astuce très simple consiste dans un premier temps de découper un tapis trié sur toute la surface du fond du canal qui fera office de base. Ensuite, on va découper des petites lamelles et les superposer à votre grès pour créer des irrégularités et les coller avec du joint sur le tapis de base. Aucune limite à l’imagination, n’hésitez pas faire varier la hauteur des riffles et des zone de dépressions. Inspirez vous de ce que font les fabriquant de tapis moulés afin de les reproduirais.

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Vous pouvez également trouver (ou acheter) des profilés caoutchouc (ou autre) pour créer d’autres formes de riffles. Et là il n’y a pas de limites.

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La hauteur idéale maximale des riffles est de 1 cm. Des riffles plus haut vous obligera à avoir plus de courant dans votre rampe et de tamiser petit au risque de voir des gros graviers bloqué juste devant les riffles.

Tous les collages sur votre tapis de base se fait avec de la colle à joint siliconés qui résiste à l’eau ou encore mieux à la super glue qui sèche beaucoup plus vite.

L’utilisation de ce type de sluice est très facile à faire et pas trop chers à fabriquer (entre 40 à 50 euros avec la rampe en alu). Autre petit conseil, préférez un tapis avec une base collée au fond de la rampe et ajoutez du joint sur les bords du tapis pour éviter que des graviers se coincent entre le bord du tapis et le rebord latéral de la rampe. Attention, lors de son utilisation, il va falloir nettoyer assez souvent (toutes les heures et demis) pour ne pas laisser la rampe se colmater et ne plus laisser déposer l’or.

NB : le tapis trié seul peut très bien être utilisé sur les sluices qui servent à traiter les concentrés. C’est ce qu’on appelle un « long tom ». Généralement, après la première saison d’orpaillage au sluice, un reflexe vient assez vite, celui de nettoyer sa rampe sur place mais ne traiter les concentrés qu’une fois à la maison (car le temps que vous passez au bord de l’eau à nettoyer, vous ne le passez pas à exploiter votre filon). Aussi, certain se fabriquer un petit sluice avec de la moquette trié sur tout le long pour finir le travail de tri des concentrés.

exemple de la visualisation des paillettes sur V mat
exemple de la visualisation des paillettes sur V mat

2.2/ les rampes à échelle de riffles/métal deployé/moquette :

Sluice de courant : échelle de riffle / métal déployé / moquette
Sluice de courant : échelle de riffles / métal déployé / moquette

C’est la configuration la plus classique des sluices et la plus efficace. Elle se présente sous la forme de différents matériaux superposés qui fonctionnent ensemble. Au fond, on a tapis amovible (moquette) sur tout le long de la rampe qui piège l’or fin. Puis par-dessus du métal déployé qui forme avec le courant des petits remous à la surface du tapis pour mélanger les graviers et piéger l’or (captation passive). Tout l’ensemble est maintenu par une échelle de tasseaux (riffles) qui créeraient également des remous plus important (captation active).

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Lors de sa construction, il est tout à fait possible de faire varier certaines configurations comme la taille ou la forme du métal déployé, le type de moquettes ou tapis, la forme des riffles sur l’échelle qui maintien tout l’ensemble afin d’ajuster la rampe à ses besoins.

Vous allez commencer par garnir le premiers 1/5ème de la rampe d’un tapis trié sur ce qui sera la zone de dépôts des graviers à traiter. Ce tapis a 2 rôles : ralentir les graviers lourds avant de rentrer dans la partie active de la rampe. C’est également un moyen visuel pour contrôler la présence de paillettes d’or lorsque vous chargez la rampe.

2.2.1/ les systèmes de fixations de l’échelle de riffles :

Au-delà du fait que cette échelle soit un piège à or, il est avant tout le seul moyen mécanique qui permet de maintenir tout le système de pièges en position. Il existe plusieurs types de verrouillage (par vis papillon au milieu des riffles, par loquet, pour par vis papillon sur les coté, le tout en 2 points ou 4 points). Tout est envisageable en fonction de ce que vous voulez faire. Le but qu’il faut obtenir est le maintien de tout ce qu’il y aura en dessous.

Le mieux et le plus simple à réaliser est certainement la fixation latérale centré et fixé par vis papillon. Voici un exemple :

exemple d'un système de fixation DIY simple à faire et efficace
exemple d’un système de fixation DIY simple à faire et efficace

L’avantage de cette technique est qu’il y a que 2 points de fixations, centrés pour répartir la compression sur toute la surface d’appuis. Cela permet aussi de pallier à différentes épaisseurs de tapis et/ou de configuration.

2.2.2/ les formes de riffles :

quelques exemples de formes de riffles
quelques exemples de formes de riffles

Comme vous pouvez le voir, là aussi, il n’y a pas de limite à l’imagination. Pourtant certaines formes sont plus efficaces que d’autre.

Les industriels de l’orpaillage utilisent la forme « c » et surtout la « g ». La forme « g » permet de créer un vortex allongé juste derrière le riffle alors que la forme « c » permet d’avoir un vortex beaucoup plus haut. Une forme plus haute du vortex est favorable à la captation des grosses paillettes ou celle que l’on nomme « en aile de mouches», très plates et qui ont tendance à flotter en surface. La forme « g » est mieux pour l’or fin. D’ailleurs, sur cette configuration d’échelles avec ces 2 formes, il est recommandé de mettre la forme « c » en début de sluice et la forme « g » en fin.

Mais la forme la plus efficace n’est jamais utilisée par les industriels. C’est la forme « j ». Pourtant, la forme « j » pourrait être encore meilleure si on ajoutait un plat au dessus (en fait il faudrait mixer le « j » et le « g »).

NB : Pour un industriel, faire la forme « c » et « g » peut facilement être fabriqué pour faire de la grande série. Mais la grande question est  : est ce vraiment efficace ? A vous de juger !

Le forme « J » permet d’avoir un vortex juste derrière le riffle de part le sens du flux, mais aussi juste devant sur l’angle négatif. Ce dispositif de riffles permet un volume de captation plus importante et plus performante mais elle garde un inconvénient, il faut un courant normal à fort pour bien fonctionner.

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Autre paramètre en prendre en compte : la distance entre les riffles. Elle est importante car elle permet de garantir les 2 actions de captation de l’or : par une baisse de pression (vortex) grâce aux riffles, mais aussi par friction avec les tapis en dessous entre chaque riffle (gravité). C’est pourquoi il faut que l’écartement entre les riffles soit au plus juste. Généralement, on dit qu’il faut entre 8 et 9 cm entre chaque riffle (pour une hauteur de riffle de 0.9 cm environ). C’est d’ailleurs ce que font les industriels du secteur.

Mais là encore les industriels ont fait une erreur « volontaire ». Merci la standardisation et le profit. Une régularité des distances de riffles qui limitent l’efficacité de la rampe.

Il y a une phrase qui revient très souvent et qui dit « un sluice qui fonctionne bien doit récolter l’or sur les 3 premiers riffles ». Cette phrase est à 100% vrai mais c’est uniquement à cause d’un problème de conception. C’est aussi l’effet d’un conditionnement collectif sur ce qu’on veut bien nous laisser croire. En effet, le courant circule le long de la rampe. A chaque riffle, il y a un vortex et donc des turbulences. Ces turbulences freinent le flux du courant et ce, à chaque riffle. Aussi, on se retrouve avec une force de courant global nettement diminué au beau milieu de la rampe (à cause des turbulences) et c’est pire sur la fin de la rampe. chaque riffle freine le courant, les uns après les autres  Après les 3 premiers riffles, on se retrouve avec un courant plus faible qu’en debut de rampe favorisant le colmatage qui rend difficile le dépôt d’or. Au final, c’est comme si vous utilisiez une rampe de 50 cm alors qu’elle en mesure 90 (ou plus ….).

La solution est pourtant toute simple. Commencez par un premier écart de 8 cm entre les 2 premières riffles et augmentez de 1.5 cm d’écart sur les suivant (8, 9.5, 11,….). Cet écart va permettre de donner plus de distance au courant pour gagner en vitesse, conserver sa force et donc de garantir un vortex efficace sur chaque riffle de la rampe.

L’autre solution, si vous voulez conserver les distances identiques entre riffles, c’est de diminuer la hauteur des riffles de 1 mm par rapport à la précédente (9mm, 8mm, 7mm, ….).

2.2.3/ le métal déployé:

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Le métal déployé est une sorte de grillage généralement en forme de losange. Il est systématiquement associé a un tapis. L’un comme l’autre, pris seul, est très peu efficace. Mais combiné ensemble, ils sont redoutables. Ils jouent le rôle de récupérateur passif. Le métal déployé, permet de créer des irrégularités de surface permettant de piéger l’or. D’ailleurs il y a un sens à respecter. Pour savoir comment l’orienter, il faut observer de prêt. La structure du losange est plate avec un angle lorsqu’on le pose à plat.

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Il faut que cet angle soit fermé par rapport au sens du courant. Il doit recouvrir la surface totale de la moquette qu’il recouvre. La taille des losanges sont généralement de 1cm par 0.5cm. C’est ce que les industriels utilisent. Mais comme souvent, ce métal déployé n’est pas le mieux. Il en existe un type  qui s’appelle le « santa monica ».

Aujourd'hui, sur le marché des rampes, seul Goldblitz propose ce genre de metal deployé
Aujourd’hui, sur le marché des rampes, seul Goldblitz propose ce genre de métal déployé

Celui-ci n’a pas 4 mais 6 faces dont 2 perpendiculaires au courant. De ce fait, les mini vortex qui se créent par le métal déployé seront beaucoup plus efficaces. Allez savoir pourquoi seul un industriel du sluice allemand propose ce type de métal déployé face à tous ces géants industriel de l’orpaillage américain. Certainement une histoire de cout, comme toujours.

2.2.4/ les moquettes :

Le fond du sluice est tapissé d’une moquette. Son rôle est de récupérer l’or piégé par les riffles  et le métal déployé. Il joue pleinement un rôle de friction sur les matériaux de plus lourd pour empêcher qu’ils ne s’échappent.

On peut distinguer 2 type de tapis : le tapis moquette et le tapis spaghetti.

  • Le tapis moquette idéal doit être crénelé. Ces créneaux permettent une meilleure rétention de l’or.
moquette keene
moquette Keene

Ce type de tapis est facilement trouvable dans les magasins qui vendent des tapis automobiles ou autres magasins discounts.

  • Les tapis spaghetti (ou miner moss) sont certainement ce qui se fait de mieux pour garnir nos sluices.
tapis spaghetti
tapis spaghetti

Très difficile d’en trouver dans nos magasins communs. Seul des magasins spécialisés dans l’orpaillage vous en propose et au prix fort. Depuis avril 2016, dans les magasins « des idées de géni », ils en vendent mais avec un fond. Le mieux c’est d’avoir une moquette sans fond (ajourée). Rien ne vous empêche de découper le fond au cutter. La surface de la moquette spaghetti est encore mieux car elle propose une grande surface de rétention et de friction. Je vous le conseille si vous pouvez en trouver.

NB : c’est bien l’association du tapis et du métal déployé qui rend l’ensemble très efficace. Cette utilisation permet une utilisation prolongée sans nettoyage fréquent (4 à 5 heures avant de nettoyer la rampe voir plus si le courant est suffisamment fort).

3/ Quelques astuces de fabrication et de customisation :

  • Si vous n’avez pas de poste à souder, vous pouvez tenter le collage au joint. Il existe dans le commerce un joint pour le collage de l’alu. Mais attention, il faut que les surfaces à coller soient suffisantes. Vous serez étonné de voir la tenu de cette colle.
  • Une autre astuce très intéressante et pourtant très peu utilisé. Mettre au début de la rampe juste avant les riffles une barre aimantée (pouvant faire office de riffle aussi).
barre aimantée (de support couteau de cuisine)
barre aimantée (de support couteau de cuisine)

Rappelez-vous, lorsqu’on nettoie une rampe, en fin de pan, parmi l’or, il y a du sable noir et selon les endroits, ce sable noir est à plus de 50% magnétique. Ce système, permet de piéger ce sable noir magnétique et l’empêche de se faire piégé juste après et donc de colmater plus vite la rampe.

  • Autre gadget qui permet de gagner un peu de temps lors de la mise à l’eau de la rampe, c’est d’installer un petit niveau à bulle pour voir rapidement si la rampe est bien à plat.

4/ Quelques astuces diverses pour bien utiliser sa rampes :

  • Le plus important quand on utilise une rampe, c’est de maitriser la quantité d’eau qui y circule à l’intérieur. Contrairement à ce qu’on peut penser, il ne faut pas top d’eau. Il ne faut pas dépasser les 3 cm de hauteur d’eau (cette hauteur n’est qu’indicative). la raison est assez simple, plus vous aurez de hauteurs d’eau, plus les graviers en mouvement vont avoir de libertés de circuler. Le but est d’avoir une hauteur la plus mince possible pour que l’effet sur les riffles et le métal déployé ait le plus d’impact sur l’eau et les graviers. Mais il faut tout de même garantir une certaine vitesse dans la rampe. De plus vu que vous que vous allez déposer vos gravier au dessus de l’eau, si la hauteur d’eau trop grande, les graviers toucheront le fond de la rampe au bout de la moitie (voir plus) de la rampe. Il faut faire en sorte que les graviers touchent le fond le plus rapidement possible.
  • La vitesse est donc très importante. Mais pas toujours facile de savoir quel est le bon débit. Il y a une méthode très facile pour déterminer la vitesse optimale. Mettez votre rampe à l’eau et mettez le doigt juste derrière le premier riffle. Vous devriez sentir des petites vibrations et chatouille sur le doigt. C’est l’action du vortex. Penchez votre rampe pour augmenter la vitesse. Il faut que la vibration soit la plus forte possible. Vous aurez votre vitesse optimum à parti du moment où vous verrez à la surface des première riffles des bulles d’air dans l’eau.
courant dans une rampe trop rapide
courant dans une rampe trop rapide

Il ne faut surtout pas d’air dans l’eau, signe d’une turbulence trop importante qui emportera l’or dans le courant (et se s’accrochera pas). Il faut que la circulation de l’eau dans la rampe soit liminaire.

  • Lorsque vous utilisez pour la première fois votre nouvelle rampe, je vous conseille de vérifier si elle fonctionne bien. Lorsque vous avez placé votre rampe à l’eau, placez votre pan juste derrière, dans les eaux de sortie de la rampe. Et contrôlez régulièrement votre pan pour voir s’il y a des paillettes. Il y a toujours quelques pertes. On estime à 5% de perte max pour une bonne rampe. S’il y en a plus, il va falloir revoir la conception.
  • Autre aspect important lorsque vous construirez votre rampe, c’est de limiter au maximum les jours sous les riffles (sauf ceux dus au métal déployé). Un jour sous les riffles va faire engouffrer le courant dessous et chasser les graviers piégés derrière les riffles.
  • Lorsque vous alimentez en graviers votre rampe, il faut les déposer en les dispersant sur la largeur et surtout pas déposer en « gros patté » de graviers à l’entrée de la rampe. Le fait de déposer d’un coup les graviers en gros paquet formera une sorte de barrage au courant ce qui diminuera le débit dans la rampe. Hors, vous avez déjà des graviers et de l’or dans votre rampe (par vos précédents chargements). Ces variations de débit aura un effet sur les vortex et donc sur la rétention de l’or. les grosses variations de débit aura tendance à lessiver l’or piégé ce qui serait dommage. Sur le même principe, si vous devez déplacer voter rampe et la sortir de l’eau, un nettoyage sera impératif pour repartir sur de bonnes bases.
  • Quand procéder au nettoyage ? question délicate surtout si vous avez fabriqué vous-même votre rampe. Le meilleur moyen visuel pour le savoir quand nettoyer, c’est de vérifier la saturation (colmatage) en graviers lors sur la dernière riffle active. Car si vous avez bien suivi les conseils plus hauts, toutes les riffles ont une action optimale sur l’or, même la dernière.
  • Ne mettez jamais de graviers grossier dans votre rampe, toujours tamiser. Le maillage à utiliser est fonction de la vitesse du courant dans votre rampe et de la hauteur de vos riffles. Plus vous aurez un courant lent, et des riffles haut, plus il faudra tamiser petit.
  • Lorsque vous mettez votre dernière pelletée dans votre rampe, avant de la nettoyer, laissez « tourner » la rampe pendant 5 minutes avant de la relever. Ainsi, les derniers graviers légers auront le temps de traverser, ça fera ça de moins à nettoyer au pan à la fin.
  • Un point important lorsqu’on veut bien positionner sa rampe et la rendre plus performante c’est de bien gérer la pente. En réalité, on la pente que l’on va appliquer est fonction du débit d’entré et dans la rampe. Car voilà, en orpaillage, le débit est ce qu’il est. Et parfois il peut être insuffisant. Soit on arriver à diguer le courant pour concentrer le flux vers la rampe. Mais il peut arriver que le débit ne soit pas suffisant. Alors on peut aussi jouer sur la pente (inclinaison de la rampe). Contrairement à ce qu’on peut lire ici et là, il n’y a pas de degrés de pente type, c’est à vous d’appliquer la pente qui vous convient. Aussi si vous avez un débit trop bas et la possibilité de créer un dénivelé, jouez sur la pente pour réaccelerer le courant dans la rampe. L’eau accélérera comme s’il était dans un toboggan, la hauteur d’eau dans la rampe baissera mais sera suffisant pour permettre un bon brassage des graviers et un bon fonctionnement de la rampe.

 

 

Si vous faite le choix de la construction d’un sluice, vous avez certainement pris une bonne décision mais qui va demander du temps pour bien la concevoir te la perfectionner. Allez-y petit à petit. Faites vous un plan de ce que voulez et listez le matériel et matériaux dont vous aurez besoin. Calculez le cout de cette construction car la facture peut vite monter. Mais avec tout ces conseils, vous aurez de quoi faire une rampe performante, voir même plus performante que celles sur le marché.

 

 

 

 

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