[Théorie] Où Chercher L’Or ? [2/2] cas pratiques …

Dans Orpaillage
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Nous avons vu, dans la partie [1/2], des cas très théoriques sur les conditions dans laquelle l’or pouvait se déposer. Nous allons tenter de vous montrer différentes configurations de terrains où il peut être intéressant d’aller prospecter. Nous tenterons également de vous aiguiller sur les bonnes décisions à prendre et éviter certains autres. Même si des photos valent mieux que des schémas, cette approche restera encore très théorique car, comme toujours en orpaillage, le seul moyen de savoir s’il y a de l’or c’est de vérifier par soi même.

Tout d’abord, commençons par un petit rappel d’un principe physique qui va nous intéresser. La poussé d’Archimède.

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Ce qui va nous intéresser dans la poussé d’Archimède, c’est que cette poussée s’applique aussi dans le cas où une eau en mouvement va entrainer un objet avec lui. Le déplacement de cet objet va dépendre de la vitesse initial de la poussé (ici, ce sera le courant), du volume de l’objet et de son poids.

Sans obstacles, l’objet se déplace, plus ou moins vite, fonction de son poids et de son volume. Au contraire, lorsqu’un obstacle se présente (un trou, une fissure, un ralentissement du courant), les objets de plus forte densité (poids en fonction du volume) seront les premiers à se retrouver arrêtés et piégés par rapport à d’autres de densité plus faible. Le sable noir, les grenats et l’or seront les matériaux les plus denses que nous trouverons dans nos rivières.

Ceci étant posé, revenons à notre sujet principal, à savoir, l’or. Et surtout, par où commencer notre recherche ?

La première étape sera la prospection. Une étape incontournable qui déterminera si oui ou non vous vous y attarderez à cet endroit. Il sera complètement inutile de décharger tout son barda et planter sa rampe dans une zone complètement stérile. C’est pourquoi, une prospection minutieuse devra être faite. Mais avant de se lancer tête baissée, un travail en amont reste nécessaire. Et ça commence par un peu de recherche.

  • L’histoire du cours d’eau :

Il n’y a pas de mystère, si le cours d’eau en question contient de l’or, il y a de grandes chances qu’il ait déjà été exploité dans le passé. Pour cela, internet est notre ami, ainsi que quelques bouquins qui restent rares à trouver. Il arrive cependant de trouver des cours d’eau ayant échappés à une exploitation passée et donc non-répertoriées. Mais il faut aussi savoir que 80% des cours d’eau français contiennent de l’or. Leur identification comme aurifère relève souvent d’un taux plus ou moins important la qualifiant comme tel.

  • Les hauteurs d’eau :

Un facteur très important à garder à l’esprit c’est de vérifier la hauteur mini et maxi moyen du cours d’eau à prospecter. En effet, l’orpaillage reste une pratique saisonnière, souvent pratiqué l’été, quand les cours sont au plus bas. Mais pour un prospecteur, il sera intéressant de connaitre la hauteur d’eau maximale (vigicrues).

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Cette hauteur max se fait généralement pendant la fonte des glaces au printemps cumulés de précipitations. Le mieux c’est de suivre la hauteur d’eau au cours d’une crue, surtout si elle a lieu avant le début de votre session d’orpaillage. 2 raisons à cela : si vous savez à quelle hauteur, l’eau est monté au plus haut. Cela vous donnera plus de zone à prospecter sur les hauteurs des berges. En période de crues, même les matériaux lourds (dont l’or) sont brassés en surface contrairement à ce que certains peuvent croire et dire ici et là. La deuxième raison c’est qu’un courant n’aura pas forcement le même chemin qu’en position basse du lit. La gold line peut dévier de son chemin habituel. Aussi, il est recommandé d’aller voir sur place le comportement de la rivière pendant ces périodes de crues pour visualiser ces phénomènes. Cela vous donnera des indications lorsque vous prospecterez quand les niveaux seront au plus bas.

  • Quel matériel prendre pour prospecter ?

Techniquement, il ne faut pas grand-chose mais le peu que vous allez prendre vous sera indispensable. La première chose évidente est un pan ou une bâtée. Une pelle, même en version miniature, un petit crochet à failles Une pissette d’aspiration pour récupérer le précieux métal et une pompe à main pour aspirer des graviers dans l’eau. Et c’est tout !!! laissez votre rampe à la maison car c’est le meilleur moyen de perdre du temps.

Pourquoi une pompe à main ? Et pourquoi le tamis n’est pas dans cette liste ?

2 questions très pertinentes dont les réponses le sont tout autant. Tout d’abord, une pompe à main doit être pour vous le matériel qui doit tenir une place aussi important qu’une bâtée. Bien que lors de certains stages d’initiation, cet outil n’est presque jamais utilisé, il reste indispensable car même si l’or se dépose sur les berges et les bancs de graviers hors de l’eau, leurs quantités et leurs qualités sont beaucoup plus importante dans l’eau, sur le bed rock. La pompe à main reste un outil simple à fabriquer soit même pour un prix très abordable (autour de 30 euros). Vous aurez remarqué que je ne parle pas de tamis et la raison est très simple. En prospection, le but est de déterminer l’endroit où le dépôt est le plus important. Lors des prélèvements, il est préférable de tester du gravier brut (même avec de gros cailloux) avec un volume de graviers à tester identique dans le pan. Ainsi, à volume de graviers équivalent, vous aurez un parfait point de comparaison sur vos différents échantillons. En prospection, il faut voyager léger car vous serez certainement contraint de faire beaucoup de chemins. Inutile de se charger inutilement. Prévoyez également une paire de waders afin de pouvoir marcher dans l’eau sans avoir peur se mouiller.

  • Quels sont les premières choses à regarder avant de commencer la prospection ?

Çà y est, vous avez trouvé la rivière idéale, le bon moment pour y aller, et une zone bien précise où passer votre (1/2) journée. Vous voilà sur place et face à vous, toute une zone de jeu. La grande question qui se pose alors « par où commencer ? ». La première chose qu’il va falloir ressentir c’est l’âme de la rivière. Comme elle se comporte devant vos yeux et imaginant en parallèle comme elle se comportait pendant une crue. A cet instant, vous avez déjà récolté pas mal d’info même si c’est la première fois que vous venez dans cet endroit. La première donnée que vous allez chercher, c’est sur votre téléphone (ou votre pc avant de partir) que vous allez l’avoir. Un petit tour sur vigicrue pour relever la hauteur d’eau actuel. Ainsi vous pourrez imagine jusqu’où l’eau est monté à son point le plus haut. Cette donnée est très importante car elle va vous permettre de visualiser des zones qui étaient sous l’eau il y a quelques mois et qui sont au sec maintenant.

La toute première chose à regarder c’est évidemment le courant. C’est le transporteur de l’or. Donc on va s’intéresser à regarder comment il circule, s’il  y a des zone d’accélération ou de ralentissement, des zones où il y a beaucoup ou peu de fond, si l’eau circule de façon laminaire ou avec des remous, si le courant serpente ou reste rectiligne, s’il y a des gros rochers visible en surface. Car il faut toujours garder à l’esprit que la gold line et donc l’or va a voir tendance à être piéger lors du ralentissement de son cours ou lors d’une rencontre avec un obstacle et imaginer le comportement de l’eau lorsque le niveau est beaucoup plus haut par rapport à tout ça.

Le plus simple pour commencer est les bancs de graviers. Regardez de plus près les galets, les sables et plus généralement les minéraux. Préférez si c’est possible des pièges naturel comme des failles, des trous, des gros rochers et en dernier recours des gros galets. Il va être intéressant, sans rien tester, de regarder la présence de certains minéraux comme le quartz, les hématites voir même des petits morceaux de fer ou des plombs de pêches (indicateur probable de dépôt d’or).

présence quartz
présence quartz
présence d'hématites
présence d’hématites

La présence de Quartz vous confortera dans la présence d’or car l’un ne va pas sans l’autre. Pour rappel, c’est dans le quartz que l’or natif se trouve piégé dans la roche avant de se retrouver dans la rivière. Les hématites et ferrites sont des constituants du sable noir accompagnant l’or. Enfin, les petits morceaux de fers et de plombs sont de très bons indicateurs d’un possible dépôt d’or du fait de leurs poids assez lourd (proche de l’or). Dans certaines rivières comme l’Ariège ou dans le Limousin, la présence de grenas (lourd) est beaucoup plus présente que les hématites. Aussi, il va falloir s’adapter en fonction de la zone de prospection.

Il est intéressant de visualiser, sur la berge ou un banc de graviers, la présence de la végétation (petites herbes). Cela vous donne la limite maxi du niveau de l’eau. Il en est de même pour des troncs d’arbres amassés sur une même zone. Une zone de végétation amorce la création de mort-terrain.

L’avantage supplémentaire dans ce cas c’est que vous avez une information supplémentaire, à savoir qu’à cette endroit, le courant se ralenti. Et quand le courant ralenti, l’or se dépose.

Autre point à regarder, c’est la taille des grains déposés. Un galet étant plus lourd qu’un grain de sable vous aurez plus de chance de trouver de l’or de grosse taille. Si dans une zone, vous trouvez un dépôt de sable, il sera générales stérile. En effet, un banc de graviers joue le rôle de décanteur par gravité. Avec un niveau plus haut de l’eau, ce banc va piéger les particules les plus lourdes et laisser passer les plus légères. Ainsi les gros galets bien denses vont se superposer et alimenter la construction du banc avec l’or à l’intérieur. Les sables vont au contraire continuer leur chemin et s’accumulent là où le courant est moins fort à la fin du banc.

NB : Dans ce moment précis d’observation de la zone, toutes ces informations vous permettent dresser un schéma de la rivière. Vous commencer à étudier « l’âme de la rivière ». C’est probablement le moment le plus important car en dressant ce schéma, vous pourrez prioriser certaines zone plutôt que d’autre. Et au fil de votre prospection, vous allez petit à petit, comprendre où l’or se dépose (ou pas) et ainsi comprendre les différents mécanismes des dépôts ; car chaque rivière a son schéma, a son âme.

Une fois cette phase d’observation terminée, vous devriez avoir une petite idée des endroits où commencer vos premiers tests au pan. C’est justement le moment de se mettre au travail. En réalité, il n’y a pas de « meilleur endroit » pour trouver de l’or. Son dépôt peut parfois vous surprendre tout comme son absence. Car même si au final la théorie est assez simple, en pratique il peut y avoir des facteurs qui nous échappe.

 

  • les différentes zones où prospecter :

Les marmites :

Les marmites sont des trous naturels dans la roche mère. Endroit idéal pour prospecter.

marmite en cours de nettoyage par l'orpailleur
marmite en cours de nettoyage par l’orpailleur

Il faut juste s’assurer qu’à  un moment de l’année, le trou se trouve sousl’eau pour qu’il ait eu le temps de piéger les graviers et l’or charriés par le courant. En immersion et sous l’effet du courant, l’intérieur du trou reste à l’abri du tumulte de l’eau (on dit que c’est une zone de basse pression ou zone de calme) ce qui favorise les dépôts. Ce trou va tout de même être balayé par le courant mais avec beaucoup moins d’intensité.  Les dépôts qui s’y trouvent vont être brassés et il va s’opérer un tri des matériaux : les plus lourds resteront au fond et les plus légers vont sortir du trou et continuer leur chemin. Lors de votre prospection, vous pouvez en trouver hors de l’eau mais généralement, ils se trouvent submergés. Lorsque vous prospectez une marmite, il est bien souvent rempli d’eau. Dans un premier temps, commencez avec votre pelle puis s’il y a trop d’eau finissez à la pompe. Aillez bien conscience que la concentration la plus forte en or se trouve au plus profond, au contact de la roche.  Lorsque vous travaillez une marmite, il faut entièrement la vider.

Les failles :

Comme les marmites, les failles peuvent se trouver à la surface quand le niveau est bas, mais elles sont plus nombreuses dans le lit de la rivière.

faille à decouvert
faille à découvert

Les failles sont de grosses fissures dans la roche. Elles fonctionnent  sur le même principe qu’une marmite. Elles peuvent être dans le sens longitudinal ou transversal au courant. Le but pour vous sera d’y extraire complètement tout ce que vous pouvez y trouver. Car même si c’est de la prospection, si vous en avez une et qu’il y a bien de l’or, vous n’aurez pas perdu votre temps. Il sera fort probable que certain galets soient coincés et le sables compactés. N’hésitez pas à utiliser un objet contondant pour les déloger. Plus vous aurez du mal à extraire certaines pièces, plus cela voudra dire que le courant à été fort à cet endroit et que la faille à bien trié les matériaux.

failles et marche de bed rock
failles et marche de bed rock

Les fissures :

Les fissures sont des failles mais de petites tailles (de l’ordre de 1 cm maximum). Elles peuvent se trouver sur un rocher ou le bed rock. Ce n’est pas par ce que c’est plus petit qu’il n’y a pas d’or. Pour les fissures, 2 outils vous seront nécessaire. Dans le cas ou la roche est immergée, utilisez un pompe à main ou une pissette d’aspiration (sniping), si elle est en surface, utilisez un crochet ou autre outil contondant.

nettoyage de fissures sur un block de calcaire
nettoyage de fissures sur un block de calcaire

Lorsque vous avez un rocher ou gros cailloux qui présentent beaucoup de formes irrégulières, il ne faut vraiment pas hésiter à gratter, surtout si c’est du quartz comme ici. Certain sont adepte du sniping. C’est une des pratiques  qui consiste à utiliser une pissette d’aspiration et afin de nettoyer les fissures du bed rock directement dans l’eau. Masque de plongé à prévoir …

séance de sniping sous l'eau
séance de sniping sous l’eau

NB : vous aurez peut être de la chance de trouver toutes ces configurations de zones au bord de l’eau mais ne vous y trompez pas, c’est essentiellement dans l’eau que vous c’est genre de pièges. C’est pourquoi, pour la prospection (et le reste), une pompe à main est indispensable c’est dans l’eau que se trouve les meilleurs dépôts.

Le banc de graviers :

Bien que ce soit une zone évidente à prospecter, ce n’est que maintenant que je vous parle du banc de graviers. Car jusqu’à maintenant, je vous ai parlé des pièges que je qualifie d’actif car ils se chargent en matériaux et trie directement par l’effet du courant. Le banc de gravier, lui, a un effet plus passif sur le dépôt d’or. La présence en un endroit du cours d’eau d’un banc de gravier traduit un ralentissement du courant et donc une accumulation de matériaux de toute sorte. Lors de la monté des eaux et de l’augmentation du débit, il se chargera en galets, sables, alluvions et or. Les galets initialement présents vont jouer le rôle de d’autant de pièges à or.

Banc de gravier et bulder en bord de rive, signe d'un ralentissement du cours
Banc de gravier et bulder en bord de rive, signe d’un ralentissement du cours

Autant l’activité de l’orpaillage est facile sur un banc de graviers, autant la concentration en or est incertaine. D’un point de vu théorique, l’or aura tendance à se trouver en amont du banc. Du fait de l’accumulation des matériaux au gré des saisons, il n’y a pas réellement eu de tris car c’est juste du dépôt. L’or aura tendance à s’infiltrer avec le temps à travers les profondeurs du banc jusqu’à atteindre le bed rock (donc inaccessible avec les moyens utilisés en orpaillage de loisir). De plus un banc de gravier est mobile. Si une crue est plus forte que d’habitude, elle peut complètement détruire voir emporter un banc entiers et le déplacer plusieurs centaine de mètre plus en aval. C’est ainsi que se renouvelle les dépôts. Pour explorer un banc, il faut rechercher un rocher imposant (bulder) ou un morceau de bed rock apparent et trier les graviers qui se trouvent juste derrière lui afin de maximiser les chances de trouver un dépôt. Malgré son manque de stabilité, il reste intéressant de prospecter banc. Aillez bien conscience que lorsque vous l’exploiterez, il va falloir traiter beaucoup de volume pour avoir une récolte convenable…

utilisation d'une pompe à main derrière un block de roche pour récupérer les graviers aurifères
utilisation d’une pompe à main derrière un block de roche pour récupérer les graviers aurifères

Il faudra juste vérifier que ce rocher ne soit pas susceptible de bouger lors des crues. La plus part du temps ces rochers sont partiellement voir quasi entièrement recouvert de graviers et galets, ce qui sera une bonne chose car l’or se logeant derrière, auront eu le temps de se concentrer.

En général (car tous les lieux ne se ressemblent pas), un banc de graviers est avant tout une zone d’accumulation. Lors des crues, le courant rabat tout les alluvions sur cette zone (zone d’accalmie). Ces graviers laissent passer les minéraux les plus fins dont l’or (bien sur) mais aussi des limons et argiles vers le fond. Si vous creusez en profondeur dans le banc, vous aurez d’abord des graviers et galets en surface, puis vous arriverez dans une zone ou il n’y aura que de l’argile et des limons (couleur oranger et sablonneux assez compact). Si vous arrivez à cette couche, continuez encore car ce lit d’argile et le signe que le bed rock n’est pas loin. Et si vous arrivez au bed rock, vous aurez de grandes chances de trouver beaucoup d’or qui il s’est infiltré depuis des 10ène voir 100ene d’année. Mais ce choix de creuser vous appartient, la profondeur de couche est impossible à prévoir et l’ampleur du travail peut vite devenir titanesque.

Les rochers :

bulder au beau milieu du cours d'eau = zone de ralentissement
bulder au beau milieu du cours d’eau = zone de ralentissement

Les bulders sont aussi des obstacles à prioriser dans la prospection. L’idéal est qu’ils soient constamment au contact de l’eau mais il est tout à fait possible de les tester quand ils se retrouvent au sec en saison basse. L’or se place au pied du rocher, au contact avec le sol, mais la zone à privilégier est sur la partie arrière, là où, du fait de l’obstacle, le courant aura le moins d’impact. Il sera très intéressant de gratter les résidus alluvionnaires piégés sur la surface irrégulière du rocher car il se comportera comme d’autant de fissures et trous.

Les  zones de ralentissement :

une Eau affleurant les rochers avec des zones de turbulences est signe de retentissement également
une Eau affleurant les rochers avec des zones de turbulences est signe de retentissement également

Les zones de ralentissement du courant peuvent parfois être intéressantes mais elles peuvent être vraiment immenses. Ce ralentissement est souvent du à un plancher du lit qui remonte ou un élargissement des berges. Cela aura pour effet de diminuer la pression du courant et donc une décantation des matériaux qui se déposeront au fond par gravité et par un courant plus faible. Le gros problème dans ces zones c’est qu’il peut y avoir beaucoup de fond, un fort courant et le bed rock est jamais visible (recouvert d’autant de galets et autres dépôts alluvionnaire). L’extraction de gravier peut vite devenir difficile mais l’or est bien dessous.

Les berges :

Berge montante à prospecter sur la rive intérieure
Berge montante à prospecter sur la rive intérieure

Les berges sont les bordures du plan d’eau. On y trouve souvent des bancs de graviers amassés sur le coté intérieur d’un méandre mais vous pouvez également tester les berges à l’extérieur ou quand le cours d’eau est en ligne droite. Les dépôts de graviers en sont la preuve. Ces dépôts de graviers peuvent recouvrir tout le plan de la berge. Il est intéressant également de tester les premières herbes (les plus proche de l’eau). Les racines jouent le rôle de filtre un peu comme une moquette, et retiennent les particules d’or.

 

NB : il faut bien garder en tête que toute zone de dépôt de graviers aurifères (et de graviers en générale), n’est jamais figée. Tout dépôt amené par une crue peut très bien se faire lessiver ou remplacer par une suivant. Tout est en perpétuel mouvement. Sauf le cas du bed rock et rocher apparente (bulder), la configuration d’un lieu peut changer et créer de nouveau dépôt là où il n’y en avait pas. Il y a donc des phénomènes de concentration en or, de rechargement, de destruction et d’accumulation de dépôt alluvionnaire.

Pendant cette prospection, il va falloir comparer le contenu de vos pans dans les différents en droit testés. Vous avez systématiquement trié des graviers brut sans tamisage ce qui permet d’avoir un réel point de comparaison entre le volume de gravier et la quantité d’or.

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petit résultat après lavage d'un sluice
petit résultat après lavage d’un sluice

Lors de votre prospection, il faut absolument voir le maximum d’endroits différents sous toutes les configurations possibles pour dresser un schéma  complet du lieu où vous êtes.  Maintenant que ce schéma est clair, le prochain travail sera de trouver l’endroit idéal pour poser votre rampe de lavage et  vider toutes les zones riche en or. A ce moment là, comme je dis toujours, le calcul est simple, plus vous passerez de graviers dans votre rampe, plus vous récolterez d’or. C’est la partie « exploitation », la plus lucrative en terme de trouvaille mais la moins intéressante en terme de loisir.

 

 

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